Devenir actionnaire
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Bruno Ledoux sauve « Libération » en devenant son actionnaire majoritaire

 

On le sait, « Libération » traverse des moments difficiles depuis quelques semaines et le quotidien n’était pas loin du dépôt de bilan. Des solutions ont donc été recherchées pour sortir le principal journal de gauche de cette mauvaise passe, et la direction a finalement annoncé une augmentation prochaine de son capital à hauteur de 18 millions d’euros. Et au bout de cette opération, Bruno Ledoux deviendra l’actionnaire très majoritaire du journal.

Un premier apport financier de Ledoux pour parer au plus pressé

« Libération » détient deux actionnaires de référence, à savoir Bruno Ledoux et Edouard de Rothschild, chacun détenant 26,6 % des actions. Dans le cadre de l’augmentation du capital de « Libération », Bruno Ledoux est partant pour faire un apport de 4 millions d’euros sous forme de prêts, afin de satisfaire les besoins de trésorerie les plus urgents. Il s’agira de se servir principalement de ce fond pour payer les salaires du mois de mars et honorer les engagements financiers que le quotidien a pris avec ses fournisseurs.

Une grande partie des actions détenue par BLHM

La société BLHM, ou Bruno Ledoux Holding Media, souscrira à l’opération d’augmentation du capital de « Libération » et envisage réunir un collège d’investisseurs dont les noms sont secrètement gardés. Une chose est certaine, Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse ne font pas partie de ces actionnaires. En effet ces derniers – déjà actionnaires au « Monde » – se seraient intéressés à « Libération » sur le journal déposait le bilan. Mais actuellement, on peut dire que cette situation catastrophique a été éloignée puisque BLHM se dit prêt à prendre les choses en mains en injectant de l’argent frais, ce qui engendrera une forte dilution des autres actionnaires.

Une bouffée d’oxygène pour le journal

Cette augmentation de capital de 18 milliards d’euros se présente comme une véritable bouffée d’oxygène pour « Libération ». Le journal s’en servira pour financer les projets du titre sur le papier et sur le web, et également à payer la clause de cession à partir de laquelle les journalistes partiront avec un chèque dont le déclenchement est automatique lorsqu’un journal change d’actionnaires. Il faut noter par ailleurs que « Libération » envisage transformer son siège en un restaurant et un lieu culturel, un projet qui, cependant, nécessitera d’autres fonds. Il faut cependant indiquer que les salariés s’opposent à ce projet. Probablement que Pierre Fraidenraich, anciennement directeur d’i-Télé et actuel directeur opérationnel du journal, organisera des rencontres pour essayer de les convaincre.

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